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Publications 2018

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En guerre pour la paix


Correspondance entre Paul d’Estournelles de Constant et Nicholas Murray-Butler (1914-1919)
Nadine Akhund et Stéphane Tison
" Vous, Américains, vous avez condamné et exécuté, il y a plus d’un siècle, l’impérialisme britannique ; l’Europe ensuite a condamné et exécuté l’impérialisme napoléonien ; elle va maintenant condamner et exécuter l’impérialisme germanique ; profitez de cette triple expérience pour en finir, dans votre pays, avec l’impérialisme, et pour rendre à l’Europe cet incalculable service de lui donner votre bon exemple. "
Paul d’Estournelles à Nicholas Butler, le 11 septembre 1914
De l’été 1914 à la conclusion du Traité de Versailles (1919) le Français Paul d’Estournelles de Constant (1852-1924, sénateur de la Sarthe, prix Nobel de la Paix 1909) et l’Américain Nicholas Murray Butler (1862-1947, prix Nobel de la Paix 1931) s’écrivent régulièrement. Ils tiennent une chronique saisissante de la guerre au quotidien en France comme aux États-Unis tout en analysant la mutation du monde. Ce sont deux hommes d’influence et deux témoins prodigieusement informés. Leur but ? Lutter contre le militarisme, le nationalisme et la violence faite aux populations civiles. Proposer aussi un projet visionnaire d’organisation mondiale, afin de conjurer la brutalisation de la société et les déchaînements de la guerre totale du terrible XXe siècle dont ils ont la confondante et douloureuse intuition.
La correspondance est scénarisée, annotée, complétée d’encadrés contextuels.

Les femmes juives dans le sionisme politique


Féministes et nationalistes ?
Vincent Vilmain
Peut-on être à la fois féministe et nationaliste ? Les doctrines nationales, si elles ont toujours glorifié les femmes et leurs vertus, ne leur ont en réalité assigné qu’un rôle de reproductrices et d’éducatrices. L’émergence du sionisme, l’un des derniers avatars des nationalismes apparus tout au long du XIXe siècle, est concomitante à la fois de la modernisation des mondes juifs d’Europe centrale et orientale et de la remise en cause de la voie de l’assimilation. Or, ces évènements déterminants pour l’histoire du peuple juif n’ont pas seulement marqué le destin de sa partie masculine. De très nombreuses jeunes femmes juives ont en effet participé aux questionnements identitaires qui ont traversé le judaïsme à la fin du XIXe siècle. Certaines d’entre elles ont pris fait et cause pour le projet d’émancipation collective porté par l’idéologie sioniste. Cependant, la plupart de ces femmes se sont libérées de la tutelle masculine, accédant ainsi à un statut individuel bien peu conforme au modèle conçu pour la future femme nationale. Comment assument-elles un tel décalage ? Quels parcours se dégagent de ces expériences ?

Schizophrènes au XXème siècle


Hervé Guillemain
Inventée vers 1900, la schizophrénie est devenue en cent ans la plus grande pourvoyeuse d’hospitalisations psychiatriques. Un objet récurrent d’intérêt médiatique également. L’appellation, stigmatisante, semble d’ailleurs amenée à disparaître des classifications mondiales.
L’historien Hervé Guillemain s’est plongé dans les dossiers de milliers de patients. Pour écrire non pas l’histoire de la schizophrénie mais bien celle des schizophrènes, ce nouveau sous-ensemble de population qui réunit, sous l’égide de la science et de la clinique, aussi bien des domestiques en difficulté que des migrants confrontés à la crise ou de jeunes adultes aspirant à l’émancipation.
Pourquoi et comment une maladie mentale naît-elle, évolue-t-elle et meurt-elle ? À ces questions, l’auteur répond en écoutant la voix de ceux qui furent les sujets et l’objet d’un épisode phénoménal du XXe siècle.

La république en chaire protestante


XVIIIe-XIXe siècles
Céline Borello
Loin d’être un discours seulement religieux, le sermon permet aux orateurs protestants de délivrer un message sur la res publica, c’est-à-dire l’intérêt général, les fondements et principes de l’organisation de l’État, la souveraineté et enfin le bien public. C’est sous l’angle socio-politique que les discours de chaire luthériens et réformés francophones (France et Églises du Refuge) sont ici appréhendés, pour étudier en quoi et comment ils servent de support de diffusion d’une culture politique républicaine, du milieu du XVIIIe siècle jusqu’à la décennie 1840-1850.
Dès lors, cet essai examine la place de la prédication dans les protestantismes et cerne les moyens dont disposent les pasteurs pour acquérir l’éloquence nécessaire à cette prise de parole, dans la clandestinité du Désert comme dans la légitimité acquise avec la Révolution française. Il interroge également les principes
républicains présents en chaire en s’intéressant à leurs fondements scripturaires, philosophiques et historiques. Enfin, il déploie une analyse des pratiques républicaines portées par les discours ou les actes des prédicateurs protestants.
Fondée sur des sources jusqu’alors peu mobilisées par les historiens du protestantisme ou du politique, cette enquête développe une double dimension, religieuse et civique, et une réflexion située dans une séquence chronologique entre siècle des Lumières et premier XIXe siècle, caractérisée par l’apparition de processus de politisation de masse auxquels participent luthériens et réformés.

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